Enzo Mazza
07-02-2005, 09:44
Ecco la risposta all'iniziativa del Nouvel Observateur
Paris, le 4 février 2005
COMMUNIQUE DE PRESSE
La musique n'a pas besoin d'être libérée :
elle a besoin d'être respectée !
Le Nouvel Observateur a lancé un appel contre "la répression des pirates du Net".
Nous entendons, pour notre part, rappeler quelques vérités essentielles en précisant que toute l'action de la filière musicale repose aujourd'hui sur un objectif urgent et vital : réussir le pari de la musique en ligne.
Le succès du nouveau marché de la musique en ligne passe par une intense action de sensibilisation au respect de la propriété intellectuelle et des métiers de la musique, et par la mise en place d'offres légales attractives pour le public.
Pourquoi remettre en cause, aujourd’hui, des débats démocratiques qui ont déjà eu lieu au Parlement français et au sein des institutions européennes, et qui ont conduit le législateur à autoriser les victimes de contrefaçon numérique à faire valoir leurs droits ?
- La loi est faite, dans tout état de droit, pour être respectée sous le contrôle du juge.
- Les actions judiciaires lancées en 2004 après deux ans de moratoire, sont un moyen et non une fin en soi pour prendre conscience des droits intellectuels et économiques de la filière musicale. Elles sont ciblées et concernent uniquement des cas de téléchargements et de mise à disposition "massifs" de fichiers musicaux.
En outre, ces actions ont lieu au moment où des centaines de milliers de titres sont disponibles à la vente sur plus d'une douzaine de plateformes légales à des prix inférieurs à ceux des CD en magasins.
Or, le téléchargement sauvage a entraîné une baisse des ventes de disques de plus de 30% et engendré une crise qui frappe tous les acteurs de la filière : licenciements de salariés, fermetures de labels indépendants, déclin des signatures de jeunes artistes, etc…
Les organisations professionnelles signataires sont ouvertes à la discussion et au débat, tout en rappelant que depuis plus de deux siècles, la loi française protège les créateurs et ceux qui investissent dans la création, permettant ainsi à la France d'être reconnue comme un des grands pays de création dans le monde.
Manifeste des Artistes
Pour la création à l'ère numérique
Texte adressé aux parlementaires français en avril 2004 dans le cadre des débats relatifs au projet de loi pour la confiance dans l'économie numérique
Oui à la musique légale sur Internet. Non au pillage des enregistrements.
Oui à la copie privée. Non au piratage privé.
Oui, nous les artistes, musiciens et créateurs, voulons que notre public ait un large accès à nos créations en ligne.
Non à la démagogie et à l'hypocrisie d'une musique gratuite sur Internet.
Est-il normal de payer le prix de l'ordinateur, le prix de la connexion, le prix de l'abonnement, le transport … et d'en voler le contenu, nos créations ?
Oui au développement rapide et à la promotion des sites légaux de téléchargement de musique.
Non, nous ne trouvons pas normal qu'aujourd'hui le fruit de notre travail subventionne le développement des services d'accès à Internet.
Oui, nous voulons continuer à pouvoir négocier librement nos droits avec les producteurs.
Non, nous ne voulons pas de licence légale sur Internet pour le peer-to-peer ou les radios Internet.
Oui à un Internet qui permette à tous de communiquer, de multiplier les offres et l'accès aux créations, en rémunérant les créateurs et les producteurs.
Artistes signataires :
113, Alain Bashung, Alain Souchon, Alizée, Arielle Dombasle, Autour de Lucie, Axelle Red, Badji Boussad, Bazbaz, Bertignac, Bertrand Louis, Cali, Calogero, Caméléon, Cédric Atlan, Céréna, Daisybox, Dani Graule, Dany Brillant, Danzel, Dave, David Guetta, David Manet, Deportivo, Diane Tell, Disiz, Dolly, Eddy Mitchell, Elie Semoun, Emma Daumas, Emma Shapplin, Enhancer, Enzo Enzo, Erwann Menthéour, Etienne Daho, Fabien Martin, Feist, Feverish, Fonky Family, Francis Cabrel, Francis Maggiulli, François Bernheim, Fréko Ding, Garou, Georges Moustaki, Ginie Line, Hélène Ségara, Henri Salvador, Ismaël Lo, Jacques Lanzmann, Jean-Jacques Goldman, Jean-Luc Lahaye, Jean-Sébastien Lavoie, Jeff Le Nerf, Jenifer, Jonatan Cerrada, Julie Zenatti, Julien Clerc, Juliette Gréco, Kemar/No one is Innocent, Kool Shen, Kore, Kyo, La Fouine, Lâam, Lara Fabian, Laurent Voulzy, Les Enfants du Soleil, Louis, Manukey, Marc Cerrone, Marc Lavoine, Mario Barravecchia, Matmatah, Matt, Maurane, Maxime Leforestier, Michel Fugain, Michel Sardou, Minimum Serious, Mylène Farmer, Nadiya, Natasha St Pier, Nathalie Fauran, Nuttea, Olivia Ruiz, P. Prohom, Patou, Patricia Kaas, Patrick Bruel, Patrick Fiori, Pearl, Philippe Lavil, Pierpoljak, Pierre Pleymo, Priscilla, Rachid Taha, Régis Ceccarelli, Relic, Renaud Papillon, Rick Allison, Rock Voisine, Salvatore Adamo, Sanseverino, Sébastien Chouard, Stephan Eicher, Stéphane Mondino, Souad Massi, Thierry Amiel, Thierry Cham, Tiken Jah Fakoly, Triton, Valérie Lagrange, Vanessa Paradis, Vendetta, Wally, Yaniss Odua, Yannick Noah, Youssou N’dour, Zazie
Paris, le 4 février 2005
COMMUNIQUE DE PRESSE
La musique n'a pas besoin d'être libérée :
elle a besoin d'être respectée !
Le Nouvel Observateur a lancé un appel contre "la répression des pirates du Net".
Nous entendons, pour notre part, rappeler quelques vérités essentielles en précisant que toute l'action de la filière musicale repose aujourd'hui sur un objectif urgent et vital : réussir le pari de la musique en ligne.
Le succès du nouveau marché de la musique en ligne passe par une intense action de sensibilisation au respect de la propriété intellectuelle et des métiers de la musique, et par la mise en place d'offres légales attractives pour le public.
Pourquoi remettre en cause, aujourd’hui, des débats démocratiques qui ont déjà eu lieu au Parlement français et au sein des institutions européennes, et qui ont conduit le législateur à autoriser les victimes de contrefaçon numérique à faire valoir leurs droits ?
- La loi est faite, dans tout état de droit, pour être respectée sous le contrôle du juge.
- Les actions judiciaires lancées en 2004 après deux ans de moratoire, sont un moyen et non une fin en soi pour prendre conscience des droits intellectuels et économiques de la filière musicale. Elles sont ciblées et concernent uniquement des cas de téléchargements et de mise à disposition "massifs" de fichiers musicaux.
En outre, ces actions ont lieu au moment où des centaines de milliers de titres sont disponibles à la vente sur plus d'une douzaine de plateformes légales à des prix inférieurs à ceux des CD en magasins.
Or, le téléchargement sauvage a entraîné une baisse des ventes de disques de plus de 30% et engendré une crise qui frappe tous les acteurs de la filière : licenciements de salariés, fermetures de labels indépendants, déclin des signatures de jeunes artistes, etc…
Les organisations professionnelles signataires sont ouvertes à la discussion et au débat, tout en rappelant que depuis plus de deux siècles, la loi française protège les créateurs et ceux qui investissent dans la création, permettant ainsi à la France d'être reconnue comme un des grands pays de création dans le monde.
Manifeste des Artistes
Pour la création à l'ère numérique
Texte adressé aux parlementaires français en avril 2004 dans le cadre des débats relatifs au projet de loi pour la confiance dans l'économie numérique
Oui à la musique légale sur Internet. Non au pillage des enregistrements.
Oui à la copie privée. Non au piratage privé.
Oui, nous les artistes, musiciens et créateurs, voulons que notre public ait un large accès à nos créations en ligne.
Non à la démagogie et à l'hypocrisie d'une musique gratuite sur Internet.
Est-il normal de payer le prix de l'ordinateur, le prix de la connexion, le prix de l'abonnement, le transport … et d'en voler le contenu, nos créations ?
Oui au développement rapide et à la promotion des sites légaux de téléchargement de musique.
Non, nous ne trouvons pas normal qu'aujourd'hui le fruit de notre travail subventionne le développement des services d'accès à Internet.
Oui, nous voulons continuer à pouvoir négocier librement nos droits avec les producteurs.
Non, nous ne voulons pas de licence légale sur Internet pour le peer-to-peer ou les radios Internet.
Oui à un Internet qui permette à tous de communiquer, de multiplier les offres et l'accès aux créations, en rémunérant les créateurs et les producteurs.
Artistes signataires :
113, Alain Bashung, Alain Souchon, Alizée, Arielle Dombasle, Autour de Lucie, Axelle Red, Badji Boussad, Bazbaz, Bertignac, Bertrand Louis, Cali, Calogero, Caméléon, Cédric Atlan, Céréna, Daisybox, Dani Graule, Dany Brillant, Danzel, Dave, David Guetta, David Manet, Deportivo, Diane Tell, Disiz, Dolly, Eddy Mitchell, Elie Semoun, Emma Daumas, Emma Shapplin, Enhancer, Enzo Enzo, Erwann Menthéour, Etienne Daho, Fabien Martin, Feist, Feverish, Fonky Family, Francis Cabrel, Francis Maggiulli, François Bernheim, Fréko Ding, Garou, Georges Moustaki, Ginie Line, Hélène Ségara, Henri Salvador, Ismaël Lo, Jacques Lanzmann, Jean-Jacques Goldman, Jean-Luc Lahaye, Jean-Sébastien Lavoie, Jeff Le Nerf, Jenifer, Jonatan Cerrada, Julie Zenatti, Julien Clerc, Juliette Gréco, Kemar/No one is Innocent, Kool Shen, Kore, Kyo, La Fouine, Lâam, Lara Fabian, Laurent Voulzy, Les Enfants du Soleil, Louis, Manukey, Marc Cerrone, Marc Lavoine, Mario Barravecchia, Matmatah, Matt, Maurane, Maxime Leforestier, Michel Fugain, Michel Sardou, Minimum Serious, Mylène Farmer, Nadiya, Natasha St Pier, Nathalie Fauran, Nuttea, Olivia Ruiz, P. Prohom, Patou, Patricia Kaas, Patrick Bruel, Patrick Fiori, Pearl, Philippe Lavil, Pierpoljak, Pierre Pleymo, Priscilla, Rachid Taha, Régis Ceccarelli, Relic, Renaud Papillon, Rick Allison, Rock Voisine, Salvatore Adamo, Sanseverino, Sébastien Chouard, Stephan Eicher, Stéphane Mondino, Souad Massi, Thierry Amiel, Thierry Cham, Tiken Jah Fakoly, Triton, Valérie Lagrange, Vanessa Paradis, Vendetta, Wally, Yaniss Odua, Yannick Noah, Youssou N’dour, Zazie